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Jerry Goldsmith - Legend : Mon avis sur ce disque

Pour tout collectionneur de musiques de films, certains pressages racontent une histoire qui dépasse les sillons du vinyle. C'est précisément le cas de cette édition originale britannique de 1985. Imaginez la rencontre au sommet entre l'esthétisme visuel radical de Ridley Scott, à l'apogée de sa créativité post-Blade Runner, et le génie polyphonique de Jerry Goldsmith. Œuvre culte s'il en est, la bande originale du film « Legend » est une pièce maîtresse qui a bien failli rester dans l'ombre suite à l'une des décisions de studio les plus controversées de l'histoire du cinéma. Posséder cet exemplaire chez Filmtrax, c'est détenir la vision sonore originelle d'un monde de dark fantasy absolument unique.

Disque Jerry Goldsmith - Legend
Jerry Goldsmith - Legend : (cliquez l'image pour les détails)

Contexte et écoute

L’album Legend est au cœur d'une fascination sans borne pour les amateurs de vinyles et de cinéma. En 1985, Jerry Goldsmith livre ce qu'il considère comme l'un de ses travaux les plus aboutis : une partition symphonique luxuriante, teintée de chœurs éthérés et de textures électroniques pionnières, pour accompagner le voyage de Jack (Tom Cruise) et de la Princesse Lili. Cependant, pour la sortie américaine, le studio remplaça sa musique par une partition de Tangerine Dream. Ce pressage britannique Filmtrax MOMENT 100 est donc le témoignage précieux de la partition originale, celle qui respire la féerie, le danger et l'épique.

Dès l'ouverture, on est saisi par la capacité de Goldsmith à fusionner le classique moderne avec des touches contemporaines. Contrairement à beaucoup de bandes originales de l'époque qui sombraient dans le "tout synthétique", Goldsmith utilise l'orchestre pour ancrer le film dans une mythologie intemporelle. Les thèmes sont riches, passant de la délicatesse des flûtes évoquant la forêt enchantée aux cuivres terrifiants qui incarnent Darkness (l'inoubliable Tim Curry). C'est une œuvre d'une complexité rare, où chaque instrument semble jouer le rôle d'un personnage invisible.

Le pressage UK de 1985 offre une dynamique sonore remarquable. En tant que collectionneur, on apprécie la clarté des percussions et la profondeur de la scène sonore, essentielles pour rendre justice aux arrangements complexes du maestro. Le style "Classique moderne" prend ici tout son sens : Goldsmith n'écrit pas seulement pour illustrer des images, il compose une symphonie narrative. Ce vinyle n'est pas qu'un objet de nostalgie, c'est une pièce historique qui permet de redécouvrir le film tel que Ridley Scott et Jerry Goldsmith l'avaient initialement conçu. Un incontournable pour quiconque souhaite comprendre l'évolution de la musique de film dans les années 80.



Si vous ne le retrouvez pas :

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